Des histoires vues, entendues ou vécues, toujours vraies !

Bonne lecture!

Humour brésilien? :
 
Une cliente m’appel pour avoir des infos sur la pension, une fois tout expliqué les conditions, le prix, et après moult questions, elle termine par «  c’est un peu cher, vous ne connaîtriez pas quelqu’un de moins onéreux » !

J’imagine que c’est de l’humour brésilien (elle l'était) ou qu’elle testait mon humour, mais finalement je ne crois pas que c’était de l’humour !

 

 

Adoption et abandon « mensongés »

 

Un jeune homme vient adopter un, dogue Allemand pour son père qui vient de perdre le sien et qui en cherche (parait il) un autre. L’adoption (qui n’aurait pas due, le futur propriétaire étant absent) se fait.

Quelques jours après, je reçois un appel du père qui se plaint, le dogue est tout fou, il aboie sans cesse quand on le laisse seul, et s’occupant d’un restaurant, il ne peut pas faire autrement notamment au moment des services. Et de râler qu’il ne voulait pas d’autre chien, en tout cas pas a ce moment sachant qu’elles contraintes cela représentait.

Je lui fais deux réponses, la première est que le chien vient d’arriver et qu’il faut lui laisser du temps pour trouver ses marques. La seconde est que si finalement il ne pensait pas pouvoir le garder, il devait le ramener à son refuge d’origine.

Pas le temps, me dit il !

Dans ce cas que « votre fils assume et le rapporte lui-même, après tout c’est lui le responsable de cette situation. »

Vous avez parfaitement raison, merci monsieur et au revoir.

Quelques jours après je me trouvais au bureau d’accueil du refuge en question quand un monsieur se présente, je m’écarte et l’employée de la SPA de demander :

-         bonjour, monsieur, c’est pour quoi ?

-         je vous ramène un chien que j’ai adopter, ça ne vas pas du tout

-         quel chien ?

-         X, un dogue allemand

-         Et que ce passe t’il ?

-         Et bien le chien est fou, il ne tient pas en place, il aboie tout le temps, quand il est au restaurant de mon père, il ne fait que des bêtises.

Connaissant bien son travail l’employée essaye de proposer une solution :

-         peut être que vous devriez faire appel a quelqu’un pour avoir de l’aide, vous ne l’avez pas depuis longtemps…

-         Non, vous ne comprenez pas ce chien n’est pas bien, de toute façon j’ai vu un gars, heu …Ruiz, Pile poil (pour ceux qui l’ignoreraient : pile poil c’est moi !!!!!) et c’est lui qui m’a dit de ne pas le garder, vous le connaissez, non ?

L’employée me regarde et je lui fais un petit signe, pour qu’elle le laisse continué.

-         qu’est ce qu’il vous a dit exactement monsieur Ruiz ?

-         bla, bla bla et bla bla bla , voilà notre bonhomme qui en raconte et en rajoute, tant et si bien qu’à un moment je lui coupe la parole et lui dit :

-         bon écoutez moi bien, vous allez arrêter de raconter des salades, parce que monsieur Ruiz c’est moi et je ne vous connaît pas, on ne c’est jamais rencontrer, j’ai juste eu votre père au téléphone et il ne semblait pas très content de votre initiative alors vous allez arrêter de mentir en permanence, prendre vos responsabilité et abandonner ce chien a votre nom !

J’ai rarement vu quelqu’un avoir l’air aussi bête, il n’a rien ajouter a rempli les papiers, a payer un abandon retour et est reparti la queue entre les jambes.

Bien fait !

Le chien à été ré adopter quelques jours plus tard, sans soucis.

 

Allo ?

Le matin j‘aime bien commencer la journée avec un peu de paperasse, notamment la compta de la veille, voir les sous « gagné » me met (normalement) de bon humeur !

Ce matin là je fais le point sur les messages téléphoniques de la veille.

Premier message:

Allo ! Allo ! Allo ! Allo….allo, ALLO, ALLO, Aaaallo… et je commence a me dire qu’il n’est pas bien fini celui là, il suffit de parler pour laisser un message, je laisse l’enregistrement se poursuivre et je reprends mes paperasse.

Deux minutes plus tard (c’est long deux minutes quand cela se passe ainsi),  d’un coté Allo, allo, alloooooooooooooooo et de l’autre moi qui régulièrement commente dans ma tête ou a haute voix, mais quel con ! Mais c’est pas vrai d’où il sort… ! Et puis allo, non allez savoir pourquoi soudain un flash (déjà je trouvais mon répondeur Achement long !

Je tends une main hésitante, prend le portable, l’amène a mon oreille et d’u,ne voix timide je dis :

-         allo !

-         oui bonjour monsieur, je vous appel pour…

(Aucun commentaires, as t’il entendu ? mystère ? je ne me souvient plus si ce monsieur est vraiment  devenu client, peu importe, le rigolo, est ailleurs).

 

 

Youki une adoption, pas si simple…

Christine, mon épouse adore les carlins et les pékinois.

Un ami pensionneur, se retrouve avec un pékinois qu’il doit « recaser ».

 

Après plusieurs mois sans succès, il fini par accepter de le donner a Christine, qui toute heureuse m’appel :

-         super Stéphane accepte de me donner Youki, je vais avoir un pékinois !

-         génial mon amour je suis content pour toi.

Dans la foulée j’appel mon copain.

-         Stéphane, salut… tu veux vraiment donner le péki à Christine

-          Oui pourquoi ?

-         Trop facile, on va lui compliquer un peu la tâche …

Je lui explique mon idée, puis je rappel Christine

-         Christine, je viens d’avoir Stéphane, j’ai une mauvaise nouvelle, tu sais ça arrive un chien n’intéresse personne et le jour ou cela se débloque pour lui, ça se bouscule ou simplement deux personnes se manifeste en même temps.  Eh bien voila il ne venait pas de raccrocher avec toi qu’un recevait un appel d’une dame qui le prend a 500 euros…

-         Ba oui justement toi il te le donne et de l’autre coté il touche 500 euros, met toi a sa place.

-         Mais il a dit qu’il me le donnait ?

-         C’est pour ça que je t’appel, il n’osait pas le faire, mais bon console toi on va quand même l’avoir parce que la bonne femme qui veut l’adopter n’en prendra livraison que dans 6 semaines et il a réussi a lui vendre de l’éducation pendant ce temps là, et c’est toi qui vas t’en charger, enfin nous. Et dans 6 semaines on l’accompagne je ne sais plus ou en Normandie et on se fait payer après avoir montrer ce qu’on lui aura appris.

-         Mouais… Mais il a dit qu’il …répète une dernière fois Christine dégoûter.

Le soir même les copains viennent dîner et apporte le péki ainsi que les consigne pour son éducation.

Les jours suivant Christine se met au boulot et se fait régulièrement choper par son « ange », au point qu’on fini par se demander si le moment venu elle en voudra encore !!

Après deux semaines, Stéphane appel pour dire que la future propriétaire a téléphoner pour demander qu’on lui apprenne la caisse de transport.

Dans quel but demande Christine inquiète.

En fait elle tient un hôtel et comme elle a peur qu’il se sauve et se fasse écraser, elle veut le mettre dans une caisse toute la journée !

-         pauvre chien, dit Christine, il va être malheureux !

-         Mais non répond Stéphane, c’est pour sa sécurité !

 

Après une autre semaine je propose a Christine de prendre le chien a la maison afin qu’elle puisse mieux l’éduquer (et surtout qu’elle s’y attache parce qu’à force de la chopper régulièrement sa cause n’est pas encore gagner, mais il reste 3 semaines)

 

Arrive le grand jour, le Youki n’écoute pas trop mal, entre dans un vari comme un chef et nous voilà les amis devant et nous a l’arrière de l’auto en route pour Villers sur mer dans le Calvados. En cours de route mon copain prend discrètement son portable et encore plus discrètement compose mon numéro. Je décroche et dialogue dans le vide :

-         Oui allo, a c’est vous, oui nous sommes sur la route, non je ne sais pas exactement, je dirais une bonne heure, oui…….oui ……oui c’est possible, je ne l’ai pas là bien sur mais j’ai des catalogues je vous montrerais tout a l’heure…………d’accord ….bien a toute a l’heure.

Puis je raconte aux autres :

-         elle m’a l’air excentrique cette madame Dutrou …

-         Pourquoi demande Christine toujours inquiète ?

-         Figurez vous qu’elle m’a demander si elle pouvait le tondre,

Stéphane d’en rajouter une couche

-         a mon avis c’est le genre a le teindre en couleur : rouge, vert, bleu

-         Un pékistroumff dis je tout content !

Et tout le monde de rire, sauf Christine qui regarde le Youki d’un air malheureux.

 

Nous arrivons à l’hôtel, Christine passe devant, Youki en laisse, elle à l’air d’allez a l’échafaud.

Dans le hall d’accueil nous tombons sur un monsieur charmant mais qui en voyant le chien, ne peut s’empêcher de demander :

-         C’est pourquoi ?

-         Nous apportons le chien de madame Dutrou, dis je.

-         IL n’y a pas de madame Dutrou ici, répond le monsieur.

-         Mais si voyaons , c’est son chien elle l’à commander chez nos amis, ici présent

(Les deux copains rester en retraient avaient bien du mal a ne pas exploser de rire)

Voyant que Christine ne comprenait pas tout, j’en rajoute

-         Mais enfin nous ne sommes pas à l’hôtel : « bellevue »

-         Si monsieur mais je vous répète qu’il n’y a pas de madame Dutrou ici. Et voyant les amis se bidonner au fond il comprend et dis :

-         C’est une blague ?

-         Oui

Et me retournant vers Christine je lui dis :

-         il est pour toi…

Elle a pleurée de joie avant de nous embrasser et aujourd’hui 8 ans plus tard le Youki se porte bien.

 

 

Ignorance et cruauté ou l’histoire du teckel dans une boîte à chaussures :

 

Je commence par une histoire pas très drôle mais qui heureusement finit bien, et je vous rassure afin que vous ayez tout de même envie de lire la suite, d’autres sont plus cocasses, mais celle-ci est particulièrement extraordinaire.

Je n’étais alors qu’un jeune délégué enquêteur de la SPA, et l’une des premières enquêtes que l’on me confie consiste à vérifier si oui ou non, Mr et Mme X enferment leur chien dans une boîte. Je me présente à leur domicile un soir d’automne vers 19h. La porte s’ouvre, j’explique qui je suis et le but de ma visite. La dame est un peu surprise et certifie qu’il n’en est rien. Elle m’invite dans l’entrée. Et là, tranquillement, s’agenouille, ouvre une boîte de la taille d’une taille à chaussure de laquelle s’extrait comme il peut, un Teckel. Si j’osais plaisanter, je dirais que le Teckel a peut-être été inventé par un homme dont la profession était chausseur. En effet, ce petit chien se range parfaitement dans une boîte à chaussure, mais bien sûr, une fois dedans, il ne reste pas la place pour y glisser quoi que ce soit, ni pour que le chien exécute le moindre mouvement.

Plutôt surpris je demande alors à la propriétaire si ce n’est donc pas un chien dans une boîte ?! Toujours tranquille, elle me répond qu’elle ne le place que le soir ou lorsqu’elle reçoit quelqu’un chez elle. Je lui réponds qu’il est 19h et qu’il n’y a personne chez elle, et que quand bien même il n’est pas possible de mettre un chien, même pour un temps très bref, dans une boîte à chaussure. Elle m’explique que quand elle a des invités, le chien leur saute sur les jambes et que la nuit il s’attaque aux chaussures dans l’entrée, et que par conséquent, elle n’a pas le choix.

Je lui demande alors ce que le chien a à la queue, le bout de celle-ci étant sanguinolent. Elle me dit avoir vu le vétérinaire et que celui-ci explique la blessure par un léger stress du chien. Je lui rétorque sans être vétérinaire, que le léger stress me semble être une énorme angoisse de son animal et que celui-ci une fois dans la boîte n’a d’autre solution pour se calmer que de se manger, au sens propre, la queue, c’est pourquoi il lui en manque un morceau.

Je passe ensuite un long moment à lui ré-expliquer qu’il est impossible de traiter un chien de cette façon et qu’il suffit de ranger les chaussures ailleurs et de placer le chien par exemple dans la salle de bain lorsqu’elle recevra du monde. Je la quitte, non sans lui promettre de revenir vérifier que tout sera en ordre. Après avoir fait mon rapport à la responsable, celle-ci me dit que j’aurais dû saisir le chien et malgré mes tentatives pour lui expliquer que la propriétaire ne souhaitait pas se séparer de son animal, elle insiste pour que j’y retourne avec la police. Le lendemain soir, accompagné des forces de l’ordre, je me présente de nouveau au domicile de Mme X. Elle ouvre la porte, m’accueille avec un « encore vous » pas très agréable, et m’invite à rentrer.

Après lui avoir expliqué que ses actes étaient graves et que la police prendrait les choses en main si nécessaire, je ne peux que constater, comme elle me le dit, qu’elle a retiré les chaussures et tout ce que pouvait attaquer le chien dans l’entrée, qu’elle a bien compris en cas de visite, mais qu’en aucun cas elle ne donnera son chien. Nous en restons donc là, la vie fait que je m’éloigne pour une petite année de la région parisienne, mais à mon retour je reprends mes activités de délégué enquêteur, au même titre qu’un poste de salarié à la SPA des Yvelines. Une de mes premères visites sera pour Mme X, afin de m’assurer qu’un an plus tard le dossier peut être définitivement classé. En arrivant, je tombe sur l’enfant qui promène le chien, dont la queue semble aller parfaitement bien. Celui-ci m’accompagne jusqu’à chez lui et la mère m’accueille avec un nouveau « encore vous ! », un an après, elle a de la suite dans les idées !! L’entrée est toujours nickel, elle me dit respecter les consignes données un an plus tôt et a un peu de mal à accepter la surveillance dont elle fait l’objet. Comme tout semble rentrer dans l’ordre, je lui dis qu’elle ne me reverra plus. Cette histoire me semble être un formidable exemple de ce que la méconnaissance des besoins fondamentaux d’un animal peut conduire les hommes à faire.

 

Pompier 3h du mat’ :

 

Durant les 7 années que j’ai passées à la SPA, je cumulais les fonctions d’agent animalier polyvalent et de gardien. Les premères années, nous étions d’astreinte une semaine sur deux et tenus d’ouvrir le refuge quelle que soit l’heure, au service de police ou aux pompiers. Il arrivait en moyenne une à deux fois par semaine de recevoir des chiens ou des chats suite à des saisies ou à des accidents, ou encore à des captures sur la voie publique. Parfois juste après la fermeture, mais également régulièrement en pleine nuit, 1h, 2h, voire 5h du matin. Cette nuit-là avait bien commencé, je dormais du sommeil du juste, quand aux environs de 2h30 du matin, un coup de sirène me réveille. En ouvrant un œil, j’aperçois les reflets des gyrophares du camion de pompier et m’extrais lentement de mon lit. Les pompiers m’expliquent que suite à un problème dans un restaurant, ils ont évacué le propriétaire sur l’hôpital et nous apportent son animal. Je l’enregistre, le mets en box, raccompagne les sapeurs et retourne me coucher. A 4h30 du matin, plusieurs coups de klaxon me tirent de nouveau du sommeil. En approchant de la grille du refuge, j’ai un étrange pressentiment. La conversation s’engage :

- « bonsoir Monsieur, les pompiers vous ont amené un chien tout à l’heure

- mouais ?!

- voilà, je suis le propriétaire, je suis sorti de l’hôpital, ça va mieux, et j’aimerais récupérer mon chien !

- je leur demande s’ils savent exactement quelle heure il est.

- oui, oui, je sais, il est tard, mais comme je vais mieux, j’aurais aimé le récupérer tout de suite. Et là je leur explique avec un ton de moins en moins courtois, que c’est hors de question, que normalement à cette heure je dors, et que je ne suis tenu d’ouvrir qu’aux services publics. »

 

Après quelques minutes de palabre et devant leur insistance, je termine par un « bonne nuit », fais demi-tour et retourne me coucher en faisant semblant de ne pas entendre les remarques désobligeantes dans mon dos. Ils sont venus récupérer leur animal le lendemain matin, se plaignant de la mauvaise qualité du service de nuit !

 

Un retrait un peu tendu :

 

Délégué enquêteur de la SPA, on me demande d’aller récupérer un chien, que la mère ne souhaite pas garder, position qu’elle ne partage sans doute pas avec son fils. Le retrait sera peut-être délicat. Après avoir longtemps cherché, je trouve enfin la maison dans ce quartier piéton et sonne à la porte. Les volets du premier s’écartent, je vois la tête d’un jeune homme sortir et j’annonce que je suis là pour le chien. Sans un mot, les volets se referment brutalement. Dans la demi-seconde, la porte s’ouvre devant moi et une femme me dit « entrez vite, il ne faudrait pas que mon fils vous voit ». Là, je lui annonce que si son fils est le jeune homme au 1er étage, c’est raté, il sait que je suis là et même pourquoi je suis là. Un peu paniquée, elle n’a pas le temps de me donner plus de détails que déjà le fils déboule dans l’escalier et la discussion entre eux s’engage.

Le fils « qu’est-ce que c’est que ce bordel ? qu’est-ce qu’il veut ? qu’est-ce qu’il y a avec le chien ?

La mère : « tu ne t’en occupes pas, j’ai décidé de le confier à la SPA »

Le fils : « pas question !! »

La mère : « sois raisonnable »

Le fils : « je t’emmerde »

La mère : « ta gueule »

Et le ton va monter ainsi, atteignant des sommets d’injures du style « tu n’es qu’une grosse conne !! ». Elle répond « de toute façon, la prochaine fois que tu seras en hôpital psychiatrique, je n’ te ferai pas sortir. Lui « va te faire foutre ! » Et moi pendant ce temps, qui compte les points, me rend rapidement compte qu’il est inutile d’essayer de calmer ces excités et surtout me demande comment cela va finir, surtout quand le fils sort un fusil et le pose sur la table en déclarant « vous n’aurez pas mon chien ».

J’avoue que je n’ai jamais su si le fusil était chargé ou pas, mais chargé ou pas, ce fusil donnait un autre ton à la conversation. Après une dizaine de minute, la situation est la suivante : le fils avec son fusil d’un côté de la table, moi et mon carnet d’abandon n’attendant plus qu’une signature de l’autre, la mère et le chien près de l’évier. Après avoir longuement tergiversé, le fils finit par signer le papier, que je m’empresse de ranger dans ma sacoche, avant de me lever calmement et d’emporter le chien sans autre forme de procès. Je ne sais pas ce qu’il est advenu de cette famille, si le fils a fini à l’hôpital ou la mère à la morgue, la seule que j’espère, c’est qu’il n’ait jamais repris de chien.

 

Cocker-lion :

Mon épouse reçoit un coup de téléphone d’une dame catastrophée, parce que son cocker ne l’aime pas. Heureusement pour nous, ce problème va être simplifier car cette dame sait parfaitement pourquoi son chien ne l’aime pas. En fait elle a perdu son cocker précédent, d’un accident, et c’était un cocker-lion ! Avant de poursuivre, peut-être est-il utile que je vous explique ce qu’est un cocker-lion ! Avant son appel, j’avoue que je n’en avais pas la moindre idée ! Les cocker-lion, sont comme les hommes lion, ou les femmes lionnes peut-être, tout simplement nés entre le 22 juillet et le 23 août ! Lion n’est donc pas une caractéristique physique ou comportementale, une quelconque variété venue d’Afrique ou des cockers avec une pilosité particulièrement développée à l’encolure, non ce sont juste des chiens dont le signe astrologique est le « lion » ! Et la dame de poursuivre son explication : après le décès de mon chien, mon mari a voulu me faire plaisir et m’a réservé un cocker-lion mais celui-ci est mort avant les deux mois. Mon mari croyant bien faire en a pris un autre qui n’est pas lion : c’est un sagittaire, et je ne m’entends pas avec les sagittaires. J’ajoute qu’elle était particulièrement sérieuse dans ces explications. Ma femme et moi avons eu la même réaction : à savoir dans un premier temps lui dire d’être patiente et que les choses allaient s’arranger d’elles-mêmes, mais devant sa détermination, à ne pouvoir s’entendre avec un sagittaire, dans un second temps, nous lui avons conseillé de le rendre, et d’attendre l’année suivante qu’un cocker-lion puisse faire son bonheur. Si seulement les choses pouvaient être aussi simples ! Malheureusement non ! Car les lions de l’année suivante n’avaient pas les bons ascendants ou je n’sais quoi d’autre en matière astrologique, et donc, ils n’auraient pas mieux convenus. J’avoue que ma patience, pourtant légendaire a ses limites, que j’atteins parfois rapidement dans certains domaines. Ce fut donc le cas, d’autant plus que cette dame insistait très maladroitement sur le fait que le chiot, non content d’être sagittaire, s’agitait comme un jeune et par conséquent levait la patte sur ses tapis persan, ses meubles Louis 14 et autres chaussures et sacs Dior ou visons. Je n’ai rien contre l’opulence, mais dans ce domaine, je pense qu’un peu de discrétion ne nuit pas. Comment tout cela a-t-il fini, vous demandez-vous ?! La dame a travaillé, elle a également dû travailler sur elle-même. Son chien a grandi, et elle a dû le juger supportable, en tout cas la dernière fois que nous l’avons vu, les choses allaient plutôt bien. Cela a-t-il duré ? A l’occasion il faudra que je demande à un astrologue de renom ! Si cela vous amuse, je vous laisse deviner de quel signe je suis (vous avez quand même une chance sur douze, c’est plus facile qu’au loto !), je vous donne un indice : au petit déjeuner, je prends un chocolat chaud !

 

Pension Noël refusée :

 

Veille de Noël, vers 17 heures, il y a deux ou trois ans de cela, mon épouse reçoit un coup de téléphone un peu singulier. Le monsieur part à l’étranger le soir même et doit donc laisser son chien de toute urgence. La SPA ayant refusé de le prendre de suite, il s’adresse à nous. Le fait qu’il ait d’abord contacté la SPA, qu’il appelle le soir même de son départ en avion pour l’étranger, ainsi que son discours, rend mon épouse méfiante, et elle lui dit que la pension étant déjà très remplie, elle n’est pas du tout sûre que nous ayons de la place, qu’elle va donc m’en parler au téléphone, et lui demande de rappeler un peu plus tard. Pour ces mêmes raisons et surtout parce que la pension était réellement complète, ce qui n’est ma foi pas surprenant une veille de fête de fin d’année, je dis à mon épouse que nous ne pourrons pas prendre ce chien. Le monsieur rappelle, et très vite, comprenant notre refus, s’énerve, annonce que de toute façon il est déjà en route et donc qu’il arrive. Lorsqu’à mon tour j’arrive à la maison, mon épouse m’informe de la situation et me donne son téléphone.

-Monsieur, bonjour, ici Mr Ruiz Pile-Poil. Je vous rappelle suite aux deux conversations que vous avez eues avec mon épouse.

-Oui je suis en route, pour vous déposer mon chien !

-Monsieur, mon épouse vous a dit que nous n’avions pas de place et qu’il nous était donc impossible de l’accueillir !

-Vous ne faites pas d’efforts, mettez vous à ma place, je pars à l’étranger, je n’ai pas le choix !

-Vous ne faites pas d’efforts non plus, puisque je vous dis que je n’ai pas de place ! Je ne vais pas mettre un autre chien dehors pour accueillir le vôtre !

Le dialogue de sourds a continué ainsi quelques minutes, jusqu’à ce que ce monsieur, excédé me menace (réaction habituelle), la menace avait deux aspects : le 1er, larguer son chien dans la nature (belle preuve d’amour), la 2nde, déposer plainte contre moi, pour soi-disant un langage grossier (pas ce coup-là !). Je lui ai donc rétorqué qu’il pouvait déposer plainte, ce que je ne manquerais pas de faire moi-même, si j’apprenais qu’il avait largué son chien en pleine nature, j’aurais alors un motif valable, à savoir abandon volontaire sur la voix publique, ce qui est considéré depuis la loi de 1999, comme un acte de cruauté. Il termine en me disant, que de toute façon nous verrons çà en face à face et qu’il était prêt à accrocher son chien à mon portail. La conversation en est restée là, quand je lui ai dit qu’il n’avait pas mon adresse, qu’avec celle-ci et un plan d’accès il n’était pas simple de nous trouver, alors que j’avais peu de chance de le trouver devant chez moi. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé, je n’en ai plus jamais entendu parlé, je ne sais pas ce qu’est devenu son animal, j’espère que cet individu est réellement parti à l’étranger et qu’il y est toujours !

 

Rottweiller chien d’une vie :

Veille du 15 Août 2008, week-end de l’année le plus chargé en ce qui concerne la pension. Quelques jours avant, une jeune femme appelle, explique qu’elle a un rott, que c’est, je cite « le chien de sa vie » et qu’elle déménage et doit absolument le faire garder. Comme je lui explique que la pension est déjà pleine depuis très longtemps, elle insiste et après quelques minutes de cette conversation de sourds, elle finit par m’annoncer tranquillement « benh si c’est comme ça, je vais le faire euthanasier ». Là, je n’ai pu m’empêcher de lui dire que cela me semblait une réaction étrange et pour le moins excessive quand on parlait du « chien de sa vie », mais visiblement, entre gérer le chien et les cartons ou l’envoyer au frigo, il n’y avait pas photo !

 

Suisse, passez-moi mon chien :

Un couple ayant de gros problèmes nous demande de garder leur berger allemand, pendant leur cure en Suisse. Cette cure devait durer 3 mois et nous faisons donc un tarif préférentiel. Après quelques jours, le monsieur téléphone pour prendre des nouvelles de son chien. Je lui donne donc des nouvelles et n’étant pas à la pension, il me fixe un RDV pour le lendemain, à une heure où j’y serais. Le lendemain, à l’heure dite, il m’appelle et me demande de lui passer son chien. Tendant alors le téléphone après bien sûr avoir mis le haut parleur, je l’entends pendant deux minutes : « t’inquiètes pas mon pèpère, c’est papa, y t’a pas abandonné, on va revenir te chercher, etc.. » avant de conclure « je te passe ta maman » et sa femme de reprendre l’appareil et d’en remettre une couche pendant deux minutes. A la fin de leurs monologues respectifs, monsieur m’a demandé comment cela s’était passé, et comme je lui disais que son chien avait tourné la tête, il m’a dit, tout fier « vous voyez, j’vous avais bien dit qu’il me reconnaîtrait ! surtout occupez-vous bien de lui ! » Heureusement qu’il n’y a pas un ordinateur dans chaque box, sinon je pense que le chien aurait reçu des tonnes d’e-mail !

 

Consignes :

Les propriétaires qui nous laissent leurs animaux en garde nous donnent souvent des consignes afin que tout se passe pour le mieux. Celles-ci sont parfois surprenantes, en voici quelques-unes parmi les meilleures :

- surtout lorsque vous lui donnerez à manger, il faudra lui donner l’autorisation en disant « mange », sinon il ne mangera pas. Inutile de vous dire que le chien qui devait passer plusieurs semaines chez nous a mangé très vite sans attendre l’autorisation de le faire !

A ma connaissance, on n’a jamais vu un chien adulte en bonne santé se laisser mourir de faim.

- une autre fois, la propriétaire nous prévient que chaque matin, il faudra impérativement faire une caresse à son chien en lui disant bonjour, faute de quoi, il nous ferait la tête toute la journée. J’ai trouvé son chien d’autant plus sympathique de ne pas faire de boudin alors que nous n’étions pas aussi courtois que ses maîtres.

 

Tel SPA minuit :

Lorsque j’étais gardien au refuge de Plaisir, mon studio de fonction était séparé de l’accueil par une simple porte. J’entendais donc fréquemment le téléphone sonner, y compris bien sûr en dehors des heures d’ouverture et il m’arrivait, bien que mon sommeil soit profond de l’entendre sonner à des heures indues. Exemple, une nuit vers une heure du matin ! Il sonne longtemps avant de redevenir silencieux. Le lendemain matin, à 10h00, heure d’ouverture du refuge et donc du standard, coup de téléphone d’un monsieur, quelque peu en colère, expliquant qu’il avait téléphoné cette nuit et ne comprenant absolument pas pourquoi personne n’avait répondu. Le pire est que je ne pense pas qu’il ait compris la raison de notre silence nocturne ! Durant les 3 années et demie où j’ai occupé ce studio, cette mésaventure s’est reproduit bien des fois. A quand des refuges SPA ouverts 24h/24h ?

 

C’est pour une urgence !

Il arrive fréquemment que nos portables sonnent en dehors des heures où nous répondons dans la société. Pour info, « Pile Poil bonjour » est une réponse que nous faisons de 8h du matin à 20h le soir, ce qui me semble une plage correcte et déjà bien supérieure à d’autres sociétés ou d’autres services ! Ce soir-là vers 21h30, mon portable sonne. Ne reconnaissant pas le numéro, je ne réponds pas et attends de voir si la personne laisse un message. Au lieu de cela, quelques secondes après, c’est le portable de Christine, qui sonne. N’obtenant toujours pas de réponse, le mystérieux correspondant appelle alors sur notre fixe. Ni réponse de notre part, ni msg de la sienne, mais nouvel appel sur mon portable puis sur celui de Christine, puis sur notre fixe, puis sur mon portable, etc etc etc…Nous comptabilisons ce soir là une dizaine d’appels par appareil, soit une trentaine de possibilités de laisser un message. En général, nous attendons que l’excité se lasse, qu’il se décide à parler au répondeur, qui est là pour ça ! Mais ce soir-là, je ne sais plus comment cela s’est fait, toujours est-il que j’ai fini par avoir cette personne en ligne qui m’a alors demandé, complètement paniquée ce qu’elle devait faire puisqu’elle venait de découvrir une tique plantée sur son chien. Je lui ai répondu d’un ton dramatique qu’elle devait le plus rapidement possible joindre un vétérinaire, et qu’elle devrait même se déplacer, pour faire enlever l’infâme vermine sur son adorable petit chou ! J’espère que le chien s’en est sorti !! Quant à nous, nus avons régulièrement droit à la ronde des téléphones !

 

Macao :

Macao est un american staff qui se retrouve à l’âge de deux ans dans un refuge SPA. Il est transféré quelques mois plus tard dans notre refuge et bien que son attitude ne soit pas agressive, l’ensemble du personnel animalier a dû mal à juger ce chien, pour une raison indéfinissable. Le problème, c’est que cela rend son placement plus difficile. On refuse le chien aux « zy-va » qui en font la demande, mais lorsqu’un week-end un gentil petit couple avec un bébé dans les bras se présente et flashe sur le chien, mes collègues ne savent pas comment réagir.

Par prudence, ils préfèrent déconseiller le chien mais le jeune couple insiste. Finalement mes collègues viennent me voir dans mon logement de fonction puisque j’habitais à l’époque au refuge. Je me rends donc auprès de mes adoptants potentiels et la discussion s’engage.

- Bonjour messieurs dames, vous voulez adopter Macao, mes collègues vous ont dit que ce n’était pas forcément une bonne idée, voilà ce que je vous propose : je vais vous placer Macao, mais à une condition : vous allez me signer cette décharge pour dégager ma responsabilité non pas au cas où le chien morde votre enfant, mais si le chien tue votre enfant. Le jeune couple a eu l’air un peu surpris, cependant ils ont commencé à négocier « oui mais.. et si.. ».

Je réitère donc ma proposition précisant que soit ils étaient suffisamment sûrs d’eux auquel cas ils signaient le papier et partaient avec le chien ou bien si comme nous ils avaient un doute, mieux valait qu’ils s’abstiennent. Finalement ils n’ont pas signé le papier. Cela dit, s’ils avaient voulu signer, je pense que nous aurions quand même refusé le placement.

Le lendemain matin, lors de la petite réunion de début de semaine, avec mes collègues nous faisons le point et convenons que Macao nous pose un souci, car cette fois nous avons dû le refuser à un couple qui semblait bien sous tout rapport. Afin que cela ne se reproduise pas, nous décidons que dans la journée, nous le testerions afin de savoir à quoi nous en tenir.

En début d’après-midi, je pars donc avec le chien en laisse et commence à le titiller un petit peu. Petite pitchenette, petite bousculade, rien de bien méchant, juste quelques agacements, que pourrait faire par exemple un jeune enfant. Alors que nous sommes éloignés à peine d’une petite cinquantaine de mètres du refuge, Macao décide de s’accoupler avec ma jambe. Etant d’un naturel jaloux, le reste de mon corps refuse et je repousse brusquement le chien. A ce moment Macao me mord violemment à la cuisse, puis à la poitrine, avant de terminer pleine gueule dans ma doudoune en plume, la déchirant et la secouant dans tous les sens, nous entourant de plumes virevoltantes un peu comme un jour de tempête de neige.

Restant calme malgré la douleur, je commence le chemin du retour, me demandant ce qu’il ferait si je lâchais ma doudoune ? Lorsqu’il le fit quelques secondes plus tard, j’eus le réflexe de lui reproposer, et il recommença à mordre achevant celle-ci définitivement. J’arrivais après de longues dizaines de secondes à la porte du refuge et demandais de l’aide. Mes collègues arrivèrent aussitôt, prirent le chien en laisse. Celui-ci se calma presque instantanément et ils purent le conduire en box. Deux heures plus tard, le chien était euthanasié. Le week-end suivant, je travaillais et j’étais à l’accueil du refuge. Lorsque mon jeune couple, bébé toujours dans les bras, se présente ! Je leur raconte alors ma mésaventure avec Macao ! Ils écoutent attentivement et n’ont finalement qu’un seul commentaire à la fin de mon récit :

-« oui, mais est-ce que ça se serait passé comme ça avec nous ? »

On peut effectivement se poser la question, mieux vaut peut-être par contre ne pas connaître la réponse.

 

Viens te battre !

Nous sommes en pleine distribution des repas au refuge d’Hermeray avec deux collègues, dont un excellent copain, nommé Fred. Les chiens sont presque tous par deux en box et ceux-ci sont agencés de telle façon qu’en général on pose une gamelle en bas à droite et une gamelle en haut à gauche, sur le toit des niches. Fred entre donc dans le chenil où se trouve deux chiens dont un colley, fait glisser la gamelle en bas à droite, puis celle en haut à gauche, à l’attention du colley. Celui-ci semble s’en désintéresser et louche visiblement sur la gamelle de son compagnon d’infortune. Fred lui demande alors d’aller manger, et comme le colley ne tourne même pas la tête vers sa gamelle mais le regarde plutôt d’un air menaçant, les oreilles en avant, Fred se sent défié et prenant la pause du boxeur en garde, les deux points à hauteur du visage, il lance au colley un « qu’est-ce que t’as ? Tu veux te battre ?! » Le colley prend son élan et s’élance en direction de Fred qui n’a que le temps de tourner les talons, de fermer la porte juste derrière lui et de vociférer « il est venu le con, il est venu ! ». Notre collègue et moi avons toujours le sourire aux lèvres en re-visualisant la scène !

 

Coups de fils dans la nuit !

J’étais depuis peu de temps avec ma compagne qui n’était pas encore habituée aux sollicitations de la clientèle à des heures parfois indues. Nous dormions profondément lorsque vers 3h du matin, le téléphone sonne. Christine, d’une nature inquiète, tend l’oreille, imaginant toujours les pires nouvelles concernant son fiston ou quelqu’un d’autre. Et là, au loin, à travers le répondeur, je reconnais la voix d’une cliente qui m’explique qu’en sortant de chez ses amis après une soirée, le chien a profité de la promenade pour tailler la route et faire une virée nocturne. Elle me demande ce qu’elle doit faire. J’ai fait ce que je pensais être le mieux, je me suis retourné, j’ai fermé les yeux et je me suis rendormi ! J’ai la chance de m’endormir et de me rendormir plus vite que le temps de dire bonne nuit. Nous avions retrouvé le sommeil avec Christine, non sans avoir échangé deux ou trois remarques du style « elle manque pas d’air. C’est incroyable » lorsque vers 5h du matin, le téléphone sonne de nouveau. Christine se redresse, crispée, attentive. J’écoute d’une oreille discrète et je reconnais la voix de ma cliente, beaucoup plus éveillée et joyeuse, m’annonçant que je pouvais dormir, car elle avait retrouvé son animal. Je n’écrirais pas ici les commentaires qui ont suivi, car cette page pouvant être lu par des enfants, il n’est pas nécessaire de leur apprendre de nouvelles injures.

 

Puisque je vous dis que ce chien est agressif !

Je tiens le stand SPA lors d’une opération extérieure, organisée aux alentours de Mantes. Une dame se présente, souhaitant adopter un chien, pour tenir compagnie à sa chienne. Celle-ci est très sociable et cela tombe bien, nous avons un petit mâle, qui correspond aux critères de Madame et qui est lui aussi particulièrement sociable. Le placement se fait, la dame rentre chez elle. Quelques heures plus tard, nous recevons un appel sur le stand de cette dame, presque en pleurs, qui nous dit que cela se passe mal et que notre mâle est très agressif vis-à-vis de sa chienne. Nous sommes très surpris, et après une longue négociation, réussissons à la convaincre d’attendre le soir. Nous passerons la voir après la manifestation et si réellement nous constatons qu’il est agressif nous reprendrons le chien. La journée se termine et nous nous présentons au domicile de cette dame. Celle-ci nous dit qu’elle a séparé les deux chiens, le mâle étant trop agressif et grondant dès qu’il voit la femelle. Nous arrivons à la convaincre de les lâcher ensemble afin que nous puissions voir par nous-même de quoi il retourne. A peine lâché, le mâle se précipite vers la femelle, se plaque au sol, la queue battant furieusement en l’air avec un aboiement caractéristique, couramment traduit dans les dictionnaires « chien homme » par la demande « tu veux jouer ? ». Le chien part comme une bombe et revient proposer le jeu à la femelle, celle-ci accepte, court avec lui, lui saute sur le dos, le mordille. Ils grognent, ils jouent, ils s'expriment et s’éclatent ! Avec mes collègues nous sommes rassurés, expliquons à la dame ce qui se passe et lui disons que c’est génial, elle a trouvé le compagnon idéal pour sa chienne ! Malheureusement celle-ci n’en démordra pas, ce chien est agressif, il grogne et mord sa chienne qui ne peut pas défendre, elle ne veut donc pas le garder. Nous avons donc repris notre chien et ajouté une croix supplémentaire dans la case « sociable ». Il trouva finalement une famille, mais je ne sais pas si la petite chienne a pu s’éclater de nouveau !

 

Entendu à la S.P.A. de Lieven

 

Un monsieur cherchait à adopter un Dalmatien.

Lorsque la conseillère en placement lui a demandé pour quelle raison il souhaitait tout particulièrement un Dalmatien? Il lui a répondu simplement:

- Pour vivre dans le garage avec le Labrador et la Porche!